pour commencer

alire2photographier la nature ou l’art de vivre lentement

Aujourd’hui, tout va très vite, tout doit aller toujours plus vite ! Il existe pourtant quelques parcelles de résistance au cœur de ce tourbillon. Celles de la lenteur, de la méditation et de l’observation. Celles de l’amour même. Photographier ce qui m’entoure, où que je me trouve, m’offre cette chance de vivre à un rythme personnel, celui des matins clairs, de participer à l’éveil de l’être et de la nature, et de suivre son envol… Je vous propose de vous arrêter un instant et de suivre le souffle de tout ce qui vibre autour de nous, depuis toujours. Nous avons pu modifier bien des choses, souvent pour le confort et parfois pour le bonheur de chacun. Espérons que les animaux sauvages et les plantes pourront continuer leur chemin de lenteur ! Paradoxalement, les prouesses techniques pour photographier (en particulier les animaux) ont révolutionné notre approche. Nous pouvons saisir les animaux en mouvement grâce à des vitesses prodigieuses ! Et ainsi voir ce que nous ne pouvons pas voir à l’œil nu. Cette révélation a transformé mon goût pour la photographie tout en préservant l’essentiel, prendre le temps de regarder et d’apprendre. Prendre le temps d’aimer.

Photographier la nature relève d’une attitude personnelle qui puise ses joies et ses peines dans l’intimité de chacun. C’est une activité qui capte nos propres émotions, souvent à notre insu, avant tout autre regard. C’est un va-et-vient passionnant entre le dehors et le dedans. La qualité et la puissance optique d’aujourd’hui masquent parfois ces effets, dans un but essentiellement commercial, pour nous faire croire que c’est le matériel qui fait le photographe, alors qu’il n’est là que pour servir le regard et par conséquent pour transcrire notre palette émotionnelle. En effet, notre aptitude – face à la patience, à l’échec, au découragement, à la précipitation, au renoncement, à la résignation, au respect, et bien sûr face à la joie, la fierté, la reconnaissance, au partage – sera mise à l’épreuve presque à chaque instant. Nous dépendons du temps que nous avons mais la nature n’en a cure, qu’il pleuve, vente ou neige…C’est un bel apprentissage vers l’humilité.

A sa manière, la nature nous raconte, depuis toujours, des histoires d’amour et de solitudes, de jeux et de combats. L’être humain y puise souvent son inspiration, déroule et projette sa rêverie à regarder ce théâtre en plein air. En photographiant ou filmant ce qui nous entoure, nous devenons témoins et transcripteurs  du monde vivant, du monde présent, avec ses lumières et ses ombres. Nous sommes au cœur de cet équilibre fragile, menacé, parfois violent, tout en étant tendre et magnifique. Nous avons besoin de préserver la beauté en toute chose, aujourd’hui plus que jamais. La nature n’a pas besoin de nous, voire même, elle se passerait bien de tous nos ravages ! Et nous avons tant besoin d’elle pour vivre…

En vous proposant ici quelques rencontres du monde subtil et présent sous nos yeux, je m’inscris dans ce dialogue indicible et perpétuel avec le visible, un visible percé et perçu d’invisibles étincelles. Ces trouées sont mes chemins de traverse tout comme la joie de photographier les envols de la nature est mon école buissonnière. Puisse cet écho résonner …

Vous l’aurez compris, cet espace ne se veut ni scientifique ni professionnel. Je ne manquerai pas, dès que l’occasion se présentera, de vous proposer des visites vers d’autres sites de spécialistes, pour offrir plus d’envergure et de recherches sur un sujet traité.

Merci à tous mes proches qui m’ont encouragée et me soutiennent dans cette aventure,  en particulier à mon ange qui aime mes départs à pas feutrés avant le lever du jour, et à vous, qui êtes de passage ici. Je vous invite à laisser traces de vos impressions, si vous le souhaitez. J’espère que vous vivrez un moment agréable et que vous aurez vite envie de sortir de chez vous pour voir comme la nature est belle.

© sylvie blanc – l’envol des jours 2012


Commentaire

pour commencer — 25 commentaires

  1. Quel bonheur, quel magnifique cadeau tu nous fais là… Ces photos, cette poésie, ce regard sur le monde et la nature d’une sincérité incroyable… Je suis ravie de partager ton voyage… Merci

  2. merci Sylvie et bravo tant pour ton texte que pour tes images. les escargots sont « trop mignons » comme dirait ma petite-fille Mathilde. continue je t’embrasse

    • Heureuse de vous faire plaisir, chère Anne, et de vous croiser ici ! Merci pour vos encouragements qui m’invitent à continuer… A bientôt, je vous embrasse

  3. Ma-gni-fi-que! Merci de nous faire partager tout en douceur, poésie et générosité, ton fabuleux voyage dans le monde discret de la lenteur, du silence, de la fragilité, que tu as su si bien saisir (dans tous les sens…). Quel splendide hommage à la vie!
    Félicitations pour le site agréable et harmonieux!

  4. Ces photos sont un splendide hymne à la vie ! Elles donnent une résonance profonde avec ce qui vit en nous.
    J’ai éprouvé plein d’émotions. Les escargots sont devenus uniques sublimés par la photographe….
    Cela me donne une envie forte de revoir ma campagne quercynoise. Merci Sylvie de nous révéler ces Beautés de la vie absente dans nos quotidiens de citadins. En un mot merci pour cet émerveillement ! Michele

    • Merci beaucoup Michèle et bienvenue sur ce blog ! comme tes paroles me touchent… En te souhaitant de retrouver prochainement tes bonheurs dans le Quercy tout en regardant comment la nature s’invite parfois en ville aussi !

  5. Chère Sylvie,

    Tu m’as offert de belles échappées et tu m’as plongée dans un monde plein de douceur et de poésie !
    J’adore ! Et je vais essayer de prêter plus attention aux détails de la nature, moi qui vis dans la ville ! Bises Béatrice

    • Ta visite ici me fait très plaisir, chère Béatrice, et ce que tu écris me touche tout autant. La nature s’invite souvent en ville, à l’abri des pesticides et de bien des prédateurs pour les oiseaux et la petite faune… bises 🙂

  6. Comment exprimer ma joie de découvrir ton site Sylvie et ma surprise de ne le toucher de l’âme qu’aujourd’hui ?
    Quel bel endroit que ce jardin du beau que tu ouvres ici… Un espace où je me sens comme à ma place, un espace offert à ce qui parle le plus à mon coeur, la nature, le temps d’être, un moment pour contempler, un moment de pure poésie bien au-delà des mots posés, un espace pour aimer la vie, le vivant et donc le respecter… Précieux sont tes mots, précieux sont tes regards, généreux est ton coeur et je suis fière et heureuse de te connaitre. Merci Sylvie 🙂

    • Bonjour Edith, bienvenue sur cet espace virtuel dédié aux émotions vivantes. Je suis très touchée par ce que tu écris-là! Merci à toi, l’amie au grand cœur, continue à semer des graines de poésie sur ton chemin 🙂

  7. Tout simplement superbe – plus vrai que nature ! 🙂 Plutôt portée sur la peinture et le dessin; vos photos sont de magnifiques compositions qui m’amènent instantanément à la contemplation et à la sérénité. Bravo… et merci!

  8. Chère Sylvie, Merci pour ton invitation sur ton site. Je trouve tes photos très belles! Voilà un poème de Jules Supervielle que j’adore, qui te motivera je l’espère à continuer ta série sur les oiseaux. Je t’embrasse et te souhaite de très belles fêtes de fins d’année. Mille bons voeux à toi et tes proches, Ton Benoît Aux Oiseaux Paroares, rolliers, calandres, ramphocèles, Vives flammes, oiseaux arrachés au soleil, Dispersez, dispersez, dispersez le cruel Sommeil qui va saisir mes mentales prunelles! Fringilles, est-ce vous, euphones, est-ce vous, Qui viendrez émouvoir de rémiges lumières Cette torpeur qui veut se croire coutumière Et qui renonce au jour n’en sachant plus le goût? Libre, je veux enfin dépasser l’heure étale, Voir le ciel délirer sous une effusion D’hirondelles criant mille autres horizons, Vivre, enfin rassuré, ma douceur cérébrale. S’il le faut, pour briser des tristesses durcies, Je hélerai, du seuil des secrètes forêts, Un vol haché de verts et rouges perroquets Qui feront éclater mon âme en éclaircies.

  9. Je découvre petit à petit, en prenant le temps, avec une lenteur soudaine ce magnifique endroit. Je n’avais pas encore eu la curiosité de découvrir l’accueil et ce poème de George Sand me rempli le cœur… Et puis je suis allez  » A marée basse » c’est tellement beau…Mais je ne veux pas tout voir ce soir… je prends mon temps… Je déguste… Je savoure… Je me régale… De cette poésie naturelle que j’ai aussi aujourd’hui tellement près de moi… La nature est tout ce qu’on voit, Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime. Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit, Tout ce que l’on sent en soi-même. Merci Sylvie vraiment pour tout ce que tu donnes… C’est que du bonheur…

  10. Bravo pour la finesse et la sensibilité de tous tes clichés! Certains clichés semblent tout droit sortis de contes! Notre âme d’enfant et d’amoureux de la nature est comblée! Merci pour ces jolis partages!

  11. La plume qui s’est couchée sur le papier a rejoint celle qui s’est envolée, pour se coucher ensuite sur un lit d’eau, vagabond des âmes perdues dans la contemplation de dame nature. Il n’est de cesse pour moi que d’admirer la beauté de ta poésie en images. Emerveille toi encore et toujours pour le plaisir de nos yeux et l enchantement de nos coeurs. bisous jocelyne

  12. Mais quel beau site, une oxygénation d’intérieur, un bain de nature, fraîche et reposante, un voyage sans fin au milieu de merveilles lilipuciennes ou-et volantes. Une évasion dans le réel. Bravo l’artiste ! AB

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